Samedi 18 novembre 2006
De 9h à 17h au CHUV à Lausanne, auditoire
Auguste Tissot
Journée de réflexion
et d’échanges avec la participation de Madame
Chantal Haussaire-Niquet,
maman endeuillée, psychothérapeute et consultante
en deuil périnatal.
Déroulement du séminaire
:
09.00 Accueil
09.30 Introduction
: Dr Diane Savoy
09.40 Comprendre
et accompagner le deuil périnatal : Chantal Haussaire-Niquet
- Un deuil à part entière
- Les problématiques parentales
spécifiques à ce type de deuil
- Légitimer le parent,
la mort, la souffrance et le deuil du tout-petit
- Le suivi du deuil
10.45 Pause
11.15 Témoignage
d’un couple
11.30 Partage
12.00 Repas
13.30 Film
14.15 Discussion
en groupes
14.45 Mise en
commun
15.15 Synthèse
: Chantal Haussaire-Niquet
15.45 Face à
l’absurde, oser esquisser un sens : Chantal Hauusaire-Niquet
16.15 Partage
16.45 Clôture
: Dr Diane Savoy
Insupportable
souffrance
à laquelle l’humain ne peut trouver de sens.
Déchirement de père et de mère
réduits au désespoir de l’omniprésent
silence.
A qui hurler l’indicible chagrin
de l’absent, de l’absence ?
A qui confier la détresse, la révolte et
l’horreur
d’un lendemain privé de sa promesse d’avenir
?
Qui écoutera le récit de ces flots dévastateurs
qui envahissent la vie, au dedans, au dehors
et l’emportent aux confins
d’une sourde et lancinante douleur
incomprise, rejetée, blessée, humiliée
?
Mais oser cependant
la Parole du coeur,
sans détours, sans contours, juste par amour.
Sans peur du jugement, partager avec d’autres,
eux aussi déchirés par le déni du
monde,
cet écho résonnant d’une identique
souffrance.
Une journée
entière pour poser l’évidence d’une
brève existence,
d’un bébé si petit qu’on ne
lui donne pas même droit de naître.
Un moment de reconnaissance à offrir,
à un enfant perdu, à des parents déchus,
à une vie trop courte en cette terre des hommes,
mais aussi à la mort d’un petit être
de chair
et au deuil inévitable dont elle ouvre la porte.
Pour repartir
gonflé d’un lien de parentalité trouvé
et rompre l’isolement de l’âme si cruellement
endeuillée.
Pour restaurer le lien social brutalement rompu par l’événement
et par l’incompréhension souvent blessante
d’un entourage maladroit.
Chantal Haussaire-Niquet